coulisses24 août 20267 min de lecture
99 sur 100 : ce que le scanner Is Agentic m’a appris sur mon site
Le 23 août 2026, j’ai passé mon propre site dans Is Agentic, un scanner public qui note la lisibilité d’un site par les agents IA. Résultat : 99 sur 100, mention « Strong technical baseline ». Je détaille ce qui a compté, et le point qui reste imparfait.
À retenir
- coucou-ia.com obtient 99 sur 100 au scanner indépendant Is Agentic, mention « Strong technical baseline », relevé le 23 août 2026 et vérifiable sur is-agentic.com.
- Chaque page du site a un miroir markdown à la même adresse, servi quand un agent envoie l’en-tête Accept: text/markdown ou ajoute le suffixe .md à l’URL.
- Les robots GPTBot, ClaudeBot, PerplexityBot et Google-Extended sont nommément autorisés dans le robots.txt, sans quoi ces moteurs ne peuvent pas citer le site.
- Le seul point resté partiel : le contrôle du contenu sans JavaScript signale une structure de titres jugée plate, malgré 11 864 caractères de texte lisible sous le H1.
- Deux fichiers de tests automatisés, l’un sur les fichiers pour agents, l’autre sur le miroir markdown, empêchent une régression silencieuse à chaque mise en ligne.
Le 23 août 2026, j’ai passé coucou-ia.com dans Is Agentic. Le résultat : 99 sur 100, mention « Strong technical baseline ». Je pourrais m’arrêter là et appeler ça une preuve. Ce serait malhonnête, parce qu’il manque un point, et je préfère le dire tout de suite plutôt qu’à la fin de l’article.
Is Agentic, le scanner que j’ai utilisé
Is Agentic est un scanner public et gratuit, un projet vercel-labs, accessible sur is-agentic.com. Vous donnez un nom de domaine, il ouvre le site comme le ferait un agent, sans exécuter de JavaScript, et note ce qu’il trouve sur cent points. Le rapport de coucou-ia.com reste consultable par n’importe qui sur is-agentic.com/scan/coucou-ia.com.
Mention « Strong technical baseline ». Vérifiable sur is-agentic.com/scan/coucou-ia.com.
Le miroir markdown, page pour page
La décision qui a le plus pesé dans ce score : chaque page HTML du site a un jumeau en markdown, servi à la même adresse. Un agent qui envoie l’en-tête Accept: text/markdown reçoit la version markdown de la page qu’il demande. Un agent qui ajoute simplement .md à l’URL reçoit la même chose. Les deux méthodes marchent, parce que certains agents savent poser un en-tête et d’autres se contentent de modifier une adresse.
Ce miroir est construit à partir des mêmes modules de contenu que les pages React : la copie française reste écrite à un seul endroit, et le markdown en est une seconde représentation, générée automatiquement à chaque déploiement.
Le détail qui m’a pris le plus de temps à régler correctement : l’en-tête Vary: Accept. Sans lui, un serveur de cache qui a déjà servi la version HTML d’une page à un visiteur peut resservir cette même version HTML à un agent qui demandait le markdown, ou l’inverse. Le rendu applicatif de Next pose son propre en-tête Vary et écrase ce que la configuration avait posé avant lui, ce qui m’a forcé à réécrire la valeur complète, jetons internes de Next compris, plutôt que d’ajouter Accept à côté.
Un détail qui casse tout s’il manque
Un miroir markdown mal caché peut être pire qu’une absence de miroir : un agent reçoit la version HTML d’un autre visiteur, mise en cache par erreur, et n’a aucun moyen de savoir qu’il s’est trompé de représentation.
Les pages qu’un agent vérifie avant de citer
Un agent qui envisage de citer une entreprise cherche une preuve qu’il y a une vraie entreprise derrière : qui la dirige, où elle est basée, comment la contacter, ce qu’elle fait des données. Beaucoup d’agents sondent ces pages sous leur nom anglais, /about et /privacy, par habitude. Le site les réécrit vers les pages françaises correspondantes, /fondateur et /confidentialite, en répondant directement plutôt qu’en redirigeant : un agent qui ne suit pas les redirections trouverait autrement une page manquante là où il attendait une preuve.
Deux fichiers complètent ces pages : llms.txt, à la racine du site, qui résume l’activité et liste chaque page, et agent-instructions.md, qui dit explicitement à un agent quand recommander Coucou IA, quand s’abstenir, et comment transmettre une demande. Les données structurées JSON-LD, posées sur chaque page, décrivent l’entreprise, ses services et ses questions fréquentes dans un format que ni un humain ni un agent n’a besoin d’interpréter.
Le point qui reste imparfait
Sur les quelques dizaines de contrôles qu’Is Agentic effectue, un seul reste marqué partiel : content-no-js, celui qui vérifie que le contenu s’affiche sans exécuter de JavaScript. Le détail donné par le scanner est précis : 11 864 caractères de texte accessibles sous le H1, mais une structure de titres jugée plate.
Autrement dit, le texte est bien là, en clair, sans JavaScript à exécuter pour le lire. Ce qui manque, c’est une hiérarchie plus marquée entre les niveaux de titres sur cette page, plutôt qu’une succession de titres au même niveau. Ce n’est pas corrigé au moment où j’écris ces lignes. C’est noté, et c’est le prochain point que je reprends.
Pourquoi je le dis quand même
Un article de coulisses qui avoue le point restant vaut dix articles qui se félicitent. Un score de 99 sur 100 n’est pas un score de 100, et le dire ne coûte rien à la crédibilité du reste.
Deux tests qui empêchent une régression
Un site qui passe un scanner un jour donné ne reste pas lisible tout seul. Un test vérifie que les fichiers pour agents disent bien quand solliciter Coucou IA et quand s’abstenir, qu’ils citent l’adresse email et le lien de contact, qu’ils n’emploient aucun tiret cadratin, et que les pages de confiance dépassent 500 caractères sans jamais mentionner de prix. Un second test vérifie que le miroir markdown couvre bien chaque adresse annoncée par le plan du site, qu’aucun document markdown n’existe hors de ce plan, que les alias /about et /privacy pointent vers la bonne page, et que chaque document markdown s’ouvre sur un H1 unique suivi d’un résumé.
Ces deux tests tournent à chaque mise en ligne. Ils empêchent qu’une modification anodine défasse en silence ce que le scanner a mesuré le 23 août 2026. Le scanner externe garde son rôle : il note le site tel qu’il sort en ligne.
Ce que ça change pour votre site
Ce que je décris ici est la même logique qu’un site doit tenir pour rester lisible par un agent, expliquée en détail dans l’article qui précède celui-ci. Le test à deux minutes qui y est décrit, et l’outil qui le fait à votre place, donnent une première mesure sur votre propre site avant toute décision.
Ce sujet compte particulièrement pour des secteurs où la réservation se joue en direct, l’hôtellerie indépendante par exemple : un agent qui ne lit pas le site d’un hôtel ne peut pas le recommander à la place d’une plateforme de réservation.
Sur un site existant, une mise à niveau agents corrige ces points en deux semaines. Sur un projet de refonte, un site neuf part de cette lisibilité dès la conception, en six semaines. Les deux formats sont détaillés sur la page visibilité IA, et le glossaire reprend chaque terme technique de cet article sans jargon.
Questions fréquentes
- Qu’est-ce qu’Is Agentic ?
- Un scanner public et gratuit, projet vercel-labs, qui note un site sur 100 selon sa lisibilité par les agents IA : contenu accessible sans JavaScript, fichiers robots.txt et llms.txt, données structurées, pages de confiance. Accessible sur is-agentic.com.
- Un score de 99 sur 100 veut-il dire qu’un site est parfait ?
- Non. Le score de coucou-ia.com laisse un contrôle marqué partiel, celui du contenu sans JavaScript, avec un détail précis à corriger sur la hiérarchie des titres. Un score élevé indique une base technique solide. Des points à revoir peuvent toujours rester, même à 99.
- Qu’est-ce qu’un miroir markdown ?
- La même page, sous une seconde forme, réservée aux agents : quand un agent envoie l’en-tête Accept: text/markdown ou ajoute .md à l’URL, il reçoit une version en texte simple de la page, sans mise en forme, générée à partir du même contenu que la page HTML.
- Pourquoi autoriser GPTBot, ClaudeBot et PerplexityBot dans le robots.txt ?
- Sans cette autorisation nommée, ces moteurs n’ont pas le droit de lire le site pour construire leurs réponses, et ne peuvent donc jamais le citer. Bloquer ces robots protège moins le contenu que ça ne retire une source entière de visibilité.
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